4. Quelques anécdotes et évènements

 

Lors de la création du club, il fut décidé l’achat de 14 chemises et 14 bas. Les joueurs devaient acheter eux-mêmes et à leurs frais les cuissettes.

 

Si la cotisation annuelle était de 6 fr. au départ, cela correspondait en fait à 50 centimes par mois.

 

Les couleurs du premier équipement du FC Bramois : maillot jaune, cuissettes noires et bas jaunes. Il « copiait » ainsi les Young Boys de Berne, club phare de l’époque en Suisse qui jouait sous ces couleurs.

 

Après les matchs, les joueurs devaient apporter leurs chemises, lavées et repassées, chez René Praz, boulanger du village, lequel était chargé de les apporter en bon état le jour du match (à noter que les maillots ne portaient pas de numéro à l’époque).

 

René Filliez fut désigné, en 1953, responsable du ballon ... Le club ne disposait en effet alors que d’un ballon !

 

Tout au début, Léon Grand prenait en charge la pharmacie et assurait le service sanitaire des joueurs. Par la suite, ce fut Oswald Reynard qui fut « désigné infirmier et responsable de la trousse ».

 

Le premier loto du FC Bramois eut lieu de 15 novembre 1953. Il rapporta le montant de 480 fr., ce qui à l’époque était fort appréciable ; le secrétaire parle en effet de « somme assez rondelette » ! « A signaler le joli geste des joueurs qui mirent à la disposition du loto leurs paquets de café que leur avait gracieusement offerts la Maison Duc lors de la rencontre qui opposa son équipe à celle de Bramois » (extrait du pv de l’assemblée du 26.10.1953).

 

En 1953, l’entraînement avait lieu le dimanche matin, de 8 heures à 9 heures 30. On insistait pour qu’il se termine obligatoirement à cette dernière heure, « pour ne pas faire obstacle à l’office du dimanche et pour respecter l’ordre ».

 

Lors de l’inauguration du terrain, le 7 août 1955, Bernard Micheloud avait « la responsabilité de conduire l’eau jusqu’au terrain ; cette eau permettra de tenir quelques bouteilles au frais et les joueurs pourront éventuellement s’y laver » (selon pv de la séance du comité).

 

Lors de l’assemblée générale du 20 septembre 1955, François Filliez, membre supporter, offrit un bon verre de vin à tous les participants.

 

En 1956, il fut décidé de marquer le terrain à la chaux (auparavant, les lignes étaient tracées à la sciure…). Roland Mutter fournissait le tracteur pour aller chercher la chaux à Granges et Bernard Micheloud offrait sa guérite de Corban pour le dépôt de la réserve.

 

C’est en séance du 9 mars 1957 que le comité décida de charger Roland Biner de l’entretien et du contrôle des équipements. C’était là le début d’un long bail familial !

 

Pour la saison 1956/57, Nestor Gaudin, qui fonctionnait comme « encaisseur lors des matchs », annonça un bénéfice de 154 fr., après paiement des arbitres, des déplacements, etc.. Il lui fut remis la somme de 9 fr. 50 en reconnaissance des « loyaux services rendus » …

 

En assemblée générale du 26 juillet 1957, le président déplorait la mentalité de certains membres, notant la disparition de 7 paires de bas, de 4 chemises et de nombreux ballons. Et en assemblée du 1 avril 1959, le président lança un appel aux joueurs, les priant de « faire l’impossible pour retrouver les équipements égarés et les rendre au FC ».

 

Pour le championnat 1960/61, « le club est d’accord d’engager un entraîneur dont les honoraires ne dépassent pas 500 francs ».

 

La fin du procès-verbal de l’assemblée générale du 8 juillet 1960 mérite d’être citée : « Avant de clore l’assemblée, le président engage une violente diatribe contre les voyous qui ont saccagé le toit des vestiaires. Les paroles se font menaçantes, et il use de propos très violents contre les coupables, il va jusqu’à proposer de leur botter les fesses. Malheureusement les coupables restent inconnus, et ces menaces ne furent qu’un peu de fumée dans l’air. Finalement le président réussit à se calmer et leva la séance à 22 h. 13 ».

 

En 1963, un sinistre détruisit les vestiaires du club.

 

Pour la saison 1963/64, 30 actifs et 17 juniors furent qualifiés comme joueurs du club.

 

C’est en assemblée générale du 22 juillet 1964 que la création d’une équipe de vétérans fut admise comme « sous-section ».

 

En assemblée générale du 15 juin 1972, Hubert Bürcher proposa comme président Henri Dubuis parce qu’en cas de défaite ou de victoire la fanfare pourrait accueillir les joueurs. Mais Riquet, président de la Laurentia, déclina l’offre car il était déjà fort occupé.

 

Lors de l’assemblée de 1974, le président adressa les « félicitations d’usage » à la première équipe qui était arrivée première de son groupe et « de ce fait invitée par l’AVFA à quelques ballades dominicales du côté de Chalais et Viège ». Allusion à l’indiscipline qui régna lors des finales de promotion en 3ème ligue …

 

En 1975, il « mit en exergue le peu de combativité des membres de la première équipe, à part lors de la partie amicale contre Waiberg où la raclette qui suivait faisait office de carotte… »

 

Pour la saison 1978/79, le club inscrivit une équipe junior dont les joueurs étaient pensionnaires de l’Institut Ste Agnès et les responsables J. Emery et J.J. Zufferey. Cette « collaboration » fut fructueuse et bénéfique tant pour l’Institut que pour le FC Bramois.

 

C’est en 1979 que le club conquit son premier titre de champion valaisan. Ce furent les juniors D qui le rapportèrent après un match mémorable à Riddes contre le FC Conthey (victoire 4-1).

 

Lors de la saison 1978/9, la première équipe obtint 7 points en 14 matchs au premier tour et était reléguée. Mais au second tour, elle réalisa 14 points en 7 matchs, avant de s’incliner lors de sa dernière rencontre. La venue d’un buteur patenté – Jean-Marc Mottier, joueur et coéquipier exemplaire – ne fut pas étrangère à ce sauvetage …

 

A la fin des années 70, un concours de ski était organisé sur les hauts de Thyon. Les organisateurs bénévoles en étaient Michel Rudaz, Jean-Claude Rey, André Duc et leurs dévouées épouses.

 

Lors de l’assemblée générale du 20 juin 1980, le secrétaire a relaté ainsi un propos de Louis Maurer, conseiller communal, ministre des sports de la ville de Sion : « Il excuse le président Carruzzo, absent, et nous transmet son vœu de voir disparaître ce monument historique (il veut parler de la carcasse de la cantine du tournoi de l’Ascension Ndlr) qui orne le terrain des Peupliers ». Qui se souvient encore de cette antiquité ? Elle n’était peut-être pas belle à voir, mais elle rendait bien service lors du tournoi, même si, lorsqu’il pleuvait, elle avait tendance à inonder les tables …

 

En 1982, le secrétaire fait mention dans son procès-verbal de l’assemblée générale du caissier, « l’inusable Maxime Vuadens » … L’année suivante, il parle du « populaire caissier », en 1984 de « la fourmi du FC ». Vraiment, notre ami regretté Maxime était un personnage du club.

 

En 1985, vainqueurs d’un tournoi organisé par la Caisse d’Epargne du Valais, les juniors E furent invités à assister au match international Suisse-Irlande à Berne. Merveilleux souvenir pour bien d’entre eux.

 

En assemblée générale du 19 juin 1986, Henri Dubuis démissionna de sa fonction de vérificateur des comptes « malgré la pression populaire » selon le pv de cette assemblée.

 

A l’assemblée générale du 5 juin 1991, le président affirme « qu’il n’a pas l’impression d’avoir rajeuni durant cette saison. Jamais, durant les cinq années passées à la t^te du club il n’a traversé de telles périodes de doute. Mais, heureusement, tout, ou presque, est bien qui finit bien ». Le premier tour, tant de la première que de la deuxième équipe d’actifs, fut en effet quasi catastrophique. Ce n’est qu’au printemps que ces équipes se reprirent pour effacer un début de championnat plus que décevant.

 

Lors de la saison 1991/92, Benoît Bétrisey obtint le titre envié de meilleur joueur de 2ème ligue valaisanne (classement du Nouvelliste). Tout le monde se souvient de ce joueur exemplaire qui a beaucoup apporté au FC Bramois.

 

En 1994, à l’occasion de ses 40 ans, le club procéda à la couverture intégrale et à la fermeture de la cantine. La commune « n’ayant pas les moyens de financer ce projet » elle alloua tout de même 4'000 fr. au club pour son anniversaire, demandant que cela soit mentionné au procès-verbal de l’assemblée générale. Ce que fit le secrétaire. On peut en tout cas relever l’effort apprécié de la municipalité qui s’occupe en totalité de l’entretien et des frais d’éclairage des terrains de jeu. C’est un geste bienvenu, marquant son intérêt pour les loisirs de la jeunesse sédunoise.

 

 

L'historique
1. Fondation du CLUB
2. Terrain de jeu
3. Les travailleurs de l'ombre